Test : lecteur de codes-barres Aukey BS-W2

gros plan sur le laser traversant la façade vitrée de la douchette

J’ai toujours fantasmé sur les douchettes à codes-barres. Déjà tout petit, j’adorais passer des produits sur les bornes libre-service du supermarché, pour le plaisir. Bon, il faut dire qu’on parle là des années 80, que la techno était nouvelle et que les minuscules lecteurs qu’on connait aujourd’hui n’existaient pas. À la fin des années 80 dans mon EuroMarché, une borne de contrôle du prix c’était une desserte large comme un bureau, tout en métal, avec une vraie caisse enregistreuse à l’intérieur, dont seul le gros bloc laser et l’écran VFD bleu étaient visibles par des découpes dans la masse. La forme était proche de celle d’une vraie caisse de supermarché, le tapis et tous les accessoires en moins.

C’était aussi l’époque des crayons optiques. Outre dessiner sur des écrans cathodiques, ils permettaient également de lire des codes-barres. À la Cité des enfants de la Cité des Sciences, ou à la bibliothèque municipale. Là encore, je jalousais les bibliothécaires qui enregistraient nos emprunts en passant ce crayon sur le code-barres des livres. C’était magique. Quand ça fonctionnait du premier coup ^^

Les années passèrent. J’ai eu à m’occuper de la BCD d’une école élémentaire sur un vieux PC, une douchette PS/2 aurait été bien utile mais ça coutait encore une blinde, même sur Amazon et eBay. Autour de 80 à 150 euros. Ensuite les smartphones sont arrivés et des logiciels ont commencé à proposer de scanner les codes-barres avec leur caméra arrière. Mais le résultat laisse franchement à désirer : scanner ainsi prend un temps fou, il faut être parfaitement immobile, dans une pièce suffisamment éclairée… ça peut rendre service, mais ce n’est pas du tout amusant.

Les années continuèrent de passer et nous voila de nos jours. On trouve des douchettes à tous les prix, filaires, sans fil, beiges, blanches, noires… De 20 euros à 80 euros en général.

D’où mon envie d’en posséder une. J’ai donc sauté sur l’opportunité quand Aukey a accepté de m’en faire tester un modèle !

Je scanne donc je suis.

Je scanne donc je suis.

Sur la forme

Surprise, cette fois le produit arrive dans un carton générique Aukey, surplombé d’un fourreau blanc imprimé en couleur. Est-ce que les produits les plus chers ont le droit à un emballage plus luxueux ? C’est un poil dommage, ça va de toutes façons partir à la poubelle.

À l’intérieur :

  • le scanner dans un sachet plastique,
  • le câble USB type B (« pour imprimante » si vous préférez) pour le recharger et l’utiliser en filaire,
  • le dongle USB, qui ne m’est pas inconnu j’y reviendrai,
  • une carte en plastique avec des codes-barres,
  • un manuel, à ne pas perdre

Le dongle USB me rappelle étrangement quelque chose. Il reprend en effet à l’identique le moule de anciennes clés USB Dane-Elec :

Ça vous rappelle des souvenirs ?

Ça vous rappelle des souvenirs ?

Il ne manque que l’anneau porte-clés.

Le manuel est rempli de codes-barres qui vont servir à paramétrer votre douchette : temps avant la mise en veille, scan continu ou par pression sur le bouton, volume des bips sonores, mélodie des bips sonores, … on imagine pas qu’autant de choses soient réglables sur un tel engin.

Concernant la douchette, une LED bleue sur le dessus indique qu’elle fonctionne et une rouge s’allume durant la charge ou quand un code est lu. Des bandes de caoutchouc sur la tranche et autour de la zone de lecture éviteront à la douchette de glisser quand on la pose.

sur le fond

La douchette se comporte tout bêtement comme un clavier d’ordinateur. Au premier branchement, il faut penser à la paramétrer en tant que clavier français, puisque votre ordinateur est en français (sans ça, la douchette se comportera en clavier US et vous serez obligé d’activer la touche CAPS LOCK de votre clavier avant chaque utilisation). Ça se fait simplement en scannant le code correspondant dans le manuel. Et vous êtes prêts ! À partir de là, quand vous scannez un produit la douchette se contente d’envoyer la série de chiffres que représente le code-barres, comme si on les tapait à la main. Mais beaucoup plus rapidement qu’un humain.

Je scanne soir et matin.

Je scanne soir et matin.

Étant sur Mac, à la première insertion du dongle mon ordinateur a reconnu un clavier et m’a demandé de presser une touche pour être reconnu. Je ne pouvais bien entendu pas le faire, mais ça n’a posé aucun problème par la suite, la douchette étant simplement reconnue comme un clavier inconnu.

Vous réglez la douchette et communiquez toujours avec elle à l’aide de codes-barres spécifiques, à scanner dans le manuel ou sur la carte mémo. Selon votre souhait, elle répond soit par des bips, soit par des caractères qu’elle écrit dans votre traitement de texte ou votre tableur. Ainsi, pour connaître l’autonomie restante, vous scannez le code-barres « Battery Status » sur la carte en plastique, et la douchette répond en écrivant l’information comme si elle tapait sur un clavier. Par exemple « Dump Energy: 100% ».

Parmi les autres options qu’offres les codes-barres du manuel : vous pouvez régler le scanner pour l’empêcher de lire deux fois de suite le même code-barres, dans une fourchette de 1 seconde, 2 secondes, ou indéfiniment. Pratique pour éviter les erreurs de saisie. Le manuel comprend d’autres séries de codes de réglage qui me passent totalement au dessus de la tête. Comme « Étendre UPC-E à UPC-A Disponible » ou « Étendre UPC-A à EAN-13 Indisponible », qui parleront probablement aux personnes qui en auront besoin.

Si j’oublie de brancher le dongle à l’ordinateur, le scanner refuse de valider la lecture et me le signale par le bip d’erreur.

Je n’ai bien sûr pas eu l’occasion de tester tous les modes de fonctionnement. Vous pouvez notamment vous éloigner de tout ordinateur et demander à la douchette, en scannant le code « Inventory Mode » de la carte, de mémoriser tous les codes que vous scannez. Une fois revenu devant votre ordinateur, scannez le code « Transfer mode » et les codes-barres enregistrés seront tous envoyés à l’ordi en une fois. Le code « Total number of data » vous permet de savoir combien vous avez enregistré de codes.

Ici j’ai scanné quatre articles, puis demandé l’état de la batterie, demandé l’état de la mémoire, suis passé en mode Inventaire, ai scanné sept articles, ai redemandé l’état de la mémoire, puis ai demandé à envoyer les scans en mémoire sur l’ordi.

Ici j’ai scanné quatre articles, puis demandé l’état de la batterie, ensuite j’ai demandé l’état de la mémoire, suis passé en mode Inventaire, ai scanné sept articles (ils ne sont pas envoyés à l’ordi), ai redemandé l’état de la mémoire, puis ai demandé à envoyer les scans en mémoire vers l’ordi.

Pour ma part, je l’ai utilisé en mode normal : je scanne, ça part sur l’ordi.

Des points négatifs ? Pas vraiment. L’autonomie ne m’a pas posé de soucis. Le laser n’est pas très performant dans une pièce mal éclairée par contre. J’aurais tendance à penser que des modèles professionnels s’en sortent mieux, j’avais eu du mal avec des modèles pros il y a une quinzaine d’année, mais j’espère que la techno a évolué depuis. Hormis les conditions difficiles, le scan est extrêmement rapide, comme le montrent les deux vidéos un peu plus bas sur cette page. La douchette Aukey tient bien en main, est facile à manier.

Je n’ai qu’un reproche à faire à son propos : il manque un support dans le packaging. Combiné au mode de scan continu, il aurait permis de scanner sans les mains, entièrement disponibles pour manipuler les objets à enregistrer en grande quantité. Au prix que doit représenter ce bout de plastique, et au prix de la douchette, je trouve cet oubli assez mesquin.

Avec quel logiciel ?

Que peut-on faire avec une douchette ? Répertorier ses jeux vidéos et ses DVD par exemple. Encore faut-il avoir un logiciel compatible. C’est là que ça se complique. Sur Mac, je n’en connais qu’un de réellement performant : Delicious Library 3. Son seul défaut : il est cher, vendu 39 dollars sur le site de son éditeur ou 39 euros sur le Mac App Store. Je me suis contenté de la version de démonstration pour tester le scanner, et j’hésite encore à claquer mon PEL dans la version complète. Je suis donc limité à 25 enregistrements, ce qui ne permet pas de gérer ma ludothèque mais est suffisant pour mettre la douchette à l’épreuve.

Interface de Delicious Library 3. Photo : Ars Technica.

Interface de Delicious Library 3. Photo : Ars Technica.

Un dernier point sur Delicious Library 3 : par défaut, il lit les noms des produits avec la synthèse vocale de Mac OS. Et la voix française de base donne des résultats hilarants avec les jeux vidéos ou les films américains. Démonstrations, qui vous montreront en même temps comment se passe un scan de code-barres :

Conclusion

Cette douchette Aukey fait exactement ce qu’on lui demande, je n’ai eu aucune mauvaise surprise. Si un modèle filaire peut vous suffire, le choix est large sur Amazon autour de 20 euros, mais si vous recherchez un modèle sans fil, l’Aukey BS-W2 est à 46 euros, ce qui est tout à fait dans la norme pour une douchette wireless.

Le sans fil est un énorme avantage, vous permettant par exemple de scanner vos DVD directement dans vos étagères, sans tout sortir et transporter jusqu’au bureau. Comme avec les applications utilisant la caméra des smartphones, mais la rapidité, l’ergonomie et la facilité en plus.

Il faut en avoir l’utilité. Mais si vous l’avez, c’est un gadget terriblement rigolo. Un super cadeau pour un nerd 👌🏼

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