#PasCannes 2016 : c’est du sérieux

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En 2013, à l’occasion du Festival de Cannes et pour de multiples raisons déjà évoquées dans l’article écrit à l’époque, je décidais de faire mon petit festival cinématographique indépendant. J’ai réitéré en 2014, entrainant quelques amis avec moi, et quelques obligations personnelles m’ont empêché de garder le rythme en 2015 : j’ai vu quelques films, mais très loin du 1 fim / jour, du coup je n’ai pas jugé bon de vous ennuyer avec un article. En effet le concept de #PasCannes est un petit peu contraignant. Pas autant que le vrai Festival de Cannes ceci dit : le costume n’est pas obligatoire pour accéder à votre canapé et si vous ne voyez pas tous les films, personne ne vous en tiendra rigueur. Les règles sont reprises dans le prochain paragraphe.

#PasCannes, tel un gremlin, compte 3 règles

Comme à Cannes, on découvre des films qui ne passent pas dans les cinémas traditionnels. À Cannes c’est qu’ils ne sont pas encore sortis. À #PasCannes, logiquement, on se contentera des films trop anciens pour être encore à l’affiche. N’imaginez même pas compter le Captain America: Civil War dans votre #PasCannes 2016 ! L’an prochain, oui. Par contre ses prédécesseurs du MCU, en DVD ou dans une petite salle qui les ressortirait ces jours-ci, ça marche !

J’ai érigé quelques règles pour me cadrer un minimum, mais je ne les ai pas toujours suivies moi-même :

  • On respecte l’œuvre. Ça veut dire pas de coupure pub. Le film peut être sur DVD, en VOD ou passer à la télévision, mais les chaines privées interrompant les séances par de la publicité sont à proscrire.
  • Le film doit être inédit. Pas question de se refaire ce bon vieux Retour vers le futur pendant #PasCannes. L’idée est à la base de faire baisser cette scandaleuse pile de DVD achetés mais jamais regardés.
  • Si possible, le film aura un rapport avec les évènements du jour au festival de Cannes.

Le dernier point, c’est surtout pour le fun. Respecter le premier, concernant la publicité, me semble le plus important et le plus facile : il y a des dizaines de façons de voir des films, la télévision en devient accessoire. La VOD est accessible facilement (dommage qu’iTunes ne propose plus son film de la semaine à 99 centimes), les magasins font souvent des promos sur les DVD (il y en a même assez fréquemment chez McDo avec le Happy Meal), et si vous avez une cinémathèque près de chez vous, surveillez son calendrier (à Paris stalkez la Cinémathèque Française et le Forum des images).

D’autre part, on ne l’imagine pas forcément au départ, mais essayer de découvrir un film inédit par jour, pendant douze jours, ça n’est pas toujours facile. Sur la fin, le plaisir laissera peut-être place à la lassitude. Il sera parfois frustrant de rater un film culte à la télé pour préférer aller dans l’inconnu. Votre emploi du temps, un imprévu, peuvent aussi rendre la chose difficile certains jours. Mais c’est justement ce qui rend #PasCannes intéressant : j’ai découvert qu’au delà de la blague et de l’occasion de découvrir des films, c’est réellement un petit défi et on se surprend à apprécier d’en arriver au bout.

Je veux célébrer #PasCannes, je fais quoi ?

#PasCannes, comme son nom l’indique, a commencé sur Twitter. C’est l’endroit principal où j’annonce les films que je vais regarder, où je commande, bref, l’endroit où on live-tweet #PasCannes comme c’était à un évènement mondain. Si vous lisez cet article il y a des chances que vous débarquiez justement de Twitter. Sinon, on peut raconter son #PasCannes sur son site, son blog.

D’ailleurs, le second aspect de #PasCannes, qui arrive en fin de festival, est le fait de décerner des prix aux films que l’on a vu : ce n’est pas obligatoire, mais moi ça m’a amusé. Ça m’a permis de repenser à ces deux semaines intenses, de faire le point sur ces films avalés parfois un peu de force. J’ai donné obligatoirement un prix à chaque film, soit des prix existants à Cannes, soit des prix fantaisistes (ça permet notamment de récompenser les mauvais films). Ça permet aussi de laisser une trace de notre marathon culturel, plus visible, mieux rangée, que sur Twitter. Si vous n’avez pas de blog, vous devriez pouvoir ouvrir ne serait-ce qu’un petit Tumblr pour noter tout ça.

Enfin, dernier point et non des moindres, si l’aventure vous tente sachez que cette année le Festival de Cannes a lieu du mercredi 11 au samedi 21 mai. Le dimanche 22 mai il n’y a plus de projection, hormis le grand gagnant.

Donc si l’idée vous tente, un petit commentaire ou une petite mention sur Twitter me feront plaisir afin qu’on puisse suivre notre progression.

Participent ««« officiellement »»» à #PasCannes 2016 :

Julie Fund (évidemment), sur son Tumblr
@Giomosby, sur son (excellent) blog ciné
Aude, sur Twitter

Mon programme, au jour le jour

D’habitude je choisissais mes films au dernier moment. Cette année je fais #PasCannes en couple avec Julie Fund, mais nous ne pourrons pas être ensemble tous les jours, donc il fallait un peu plus d’organisation : j’ai déjà préparé mes 11 films à l’avance pour qu’elle puisse les préparer également et qu’on regarde le même film, le même jour. Mais je garde ma programmation secrète aux yeux de Julie jusqu’au début du féstival, du coup vous découvrirez mes choix au dernier moment, comme avant. Je peux seulement vous dire qu’il y aura du bon… et du navet annoncé. #PasCannes à besoin de ses petits scandales 😏

 

Mercredi 11 mai :
Habemus Papam, de Nanni Moretti
Diffusé sur Arte à 20h55

Jeudi 12 mai :
 Valmont, de Miloš Forman

Vendredi 13 mai :
Bunker Palace Hotel, d’Enki Bilal

Samedi 14 mai :
Vampires en toute intimité, de  Taika Waititi et Jemaine Clement, version française par Nicolas et Bruno

Dimanche 15 mai :
Anchorman, de Adam McKay ou Police Python 357 (sur Arte), d’Alain Corneau

Lundi 16 mai :
Rollerball, de John McTiernan

Mardi 17 mai :
Black Book, de Paul Verhoeven

Mercredi 18 mai :
l’Enfant, Luc et Jean-Pierre Dardenne

Jeudi 19 mai :
Comment c’est loin, d’Orelsan et Christophe Offenstein

Vendredi 20 mai :
l’Aventure c’est l’aventure, de Claude Lelouch

Samedi 21 mai :
– le Baltringue, de Cyril Sebas, avec Vincent Lagaf’

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