Les différents trains du RER C

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Sommaire : 
Partie I – Les différents trains du RER C
Partie II – Reconnaître un train climatisé sur le RER C
Partie III – Infographie : avoir la clim sur le RER C en un dessin

Sur le RER C, tous les trains ne se ressemblent pas. Extérieurement, ils ne sont pas tous de la même couleur. Intérieurement, ils n’ont pas tous la même déco. Et certains sont climatisés ( « réfrigérés » en fait).

C’est surtout pour ce dernier point que j’écris cet article : comment reconnaître une rame réfrigérée ? Mais pour répondre à cette question j’ai dû m’intéresser plus en détail à tous les éléments qui différencient, extérieurement déjà, les différents modèles de RER C. Les détails sur les trains réfrigérés viendront dans un second article, à lire ici : «  Reconnaître un train climatisé sur le RER C ».

Dans les transports, j’entends également souvent les gens parler des « nouveaux trains » quand ils font référence à des machines de plus de 30 ans dont on a juste changé les fauteuils (bon, un peu plus que ça en fait). Du coup je me lance dans un article complet qui résumera les différentes générations de trains, les différentes livrées (la déco) et, bien sûr, comment (et pourquoi) reconnaître les trains réfrigérés.

Cet article est certainement incomplet : je ne connais pas la ligne par cœur.

Les ferrovipathes me pardonneront je l’espère mes approximations (plus ou moins) volontaires, notamment quand je vais écrire « wagon » au lieu de « voiture ».

Installez-vous, mettez votre portable en silencieux, et laissez-vous transporter au royaume des RER C.

 

Les trains

Je vais ici vous énumérer les différentes générations de trains actuellement en service sur ma branche du RER C, le sud, vers Dourdan et Saint-Martin-d’Étampes.

Je les présenterai d’abord dans leur livrée d’origine, les relookings seront traités plus loin dans l’article.

Le nom de chaque série est utilisé sur les motrices (les wagons des extrémités, avec la cabine du conducteur et les moteurs), et un train de RER classique comporte 2 motrices : dans la série des Z8800 par exemple, le premier train assemblé comporte les motrices 8801 et 8802.

 

Z5600 et Z8800

ZE grand classique. Fabriquées dans les années 80, extérieurement ces rames arborent la livrée historique de la ligne, dite livrée « Île-de-France », blanche avec une bande bleue et du rouge au niveau des portes. L’avant aussi est rouge.

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À l’intérieur, la livrée est chaleureuse (un peu trop l’été…), avec ses sièges en Skaï et ses murs imprimés imitation liège. Ne manque plus qu’un sol en peau de bête et une cheminée, vous voyez le tableau. On note également un porte-parapluie au bout de chaque rangée, une idée à première vue astucieuse mais à l’origine de bien des oublis.

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Le demi-wagon de première classe comporte des accoudoirs en mousse (souvent abimés hélas) et uniquement des carrés de 4 places : aucune rangée de 3 sièges. Quand cette première classe existait encore, une porte en verre la séparait de la seconde.

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4 étoiles !

 

Il existe quelques différences de livrées sur certains trains, je crois uniquement sur des 5600 : certaines 5600 tournent à 6 wagons. Dans ce cas, on trouve dans les 2 wagons supplémentaires des banquettes à la place des sièges individuels, mais toujours en Skaï, et les rampes d’escaliers pour rejoindre l’étage ne sont pas les mêmes non-plus, au niveau du verre notamment, ainsi que les portes-manteaux très rétros et le bouton d’ouverture de porte qui est encore un levier à l’ancienne. Ces voitures supplémentaires viennent d’un autre modèle de train, récupéré d’une autre ligne, ceci explique cela. Ces trains ne desservant pas mon secteur, j’ai très rarement l’occasion de les prendre, ou même de les voir.

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Sur les trains de 6 wagons, les 2 wagons rajoutés, récupérés sur un autre modèle d’une autre ligne, ont des banquettes, de vieux portemanteaux dignes d’un film de Marcel Pagnol, et des leviers style métro pour ouvrir les portes.

 

Sinon la seule vraie différence entre ces deux générations tient à la motorisation : les 5600 sont mono-courant alors que les 8800 sont bi-courant. La ligne C est ancienne, composée de plusieurs très vieilles lignes reliées ensemble pour créer le RER que nous connaissons. Ainsi certaines zones de la ligne ne sont pas alimentées par le même courant électrique que les autres : il existe deux voltages différents, les 5600 ne sont compatibles qu’avec un seul alors que les 8800 peuvent rouler sur toute la ligne : un mécanisme sur le toit, juste à côté des pantographes bascule selon le courant détecté (le courant rejoint directement les moteurs ou passe par un transformateur, automatiquement).

 

Z20500

La génération 90 (fabriquée dès 1988). Même livrée extérieure, mais la carcasse change : résolument plus modernes, la face arrondie laisse place à des angles cassés très sexys. Sur les côtés, les fenêtres de l’étage perdent aussi leurs arrondis pour devenir entièrement inclinées.

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Sur cet exemple, le numéro de la motrice n’est pas écrit à l’endroit habituel : car ce train, comme quelques autres, a été hérité de la ligne D, qui a sa propre façon de faire.

Intérieurement par contre on change tout. Et pas forcément en bien. Les 20500 sont entièrement blanches, avec des pointes de gris et des rampes et barres de maintien rouges.

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Je n’aime tellement pas ces trains que je n’ai pas de photo de la seconde classe. Imaginez ces sièges en rangée de 3 et sans accoudoir : c’est juste pareil en encore plus moche.

Les sièges au tissus noir et au cadre gris en métal gris sont extrêmement durs, totalement inconfortables.

L’ancienne première classe reprend les codes de la génération précédente : un demi-wagon de carrés de 4 places à accoudoirs. Mais des accoudoirs gris en plastique dur eux aussi désagréables.

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Les années 90 : la guerre du Golfe, l’élection de Jacques Chirac pour 12 ans, l’affaire du Crédit Lyonnais, la crise de la vache folle… mais surtout la laideur les Z20500.

À titre personnel je trouve cet intérieur ignoble : ce blanc et ce gris sont d’une tristesse infinie, ce rouge vif sort de nul part, on est très mal assis, les sièges sont aussi d’une finesse qui n’inspire pas le confort. Selon les séries, il existe deux types d’encadrement des fenêtres, dont une elle aussi extrêmement fine, donnant l’impression que les murs du train sont faits en papier et n’inspirent du coup pas confiance. On a le sentiment que le train va plier au premier coup de vent. Cerise sur le gâteau, les éclairages rouges sont dans celles-ci mi-rouges, mi-violets. N’en jetez-plus.

La 20500 a été produite en très grand nombre (hélas), pour plusieurs lignes de RER (le RER D notamment) du coup les numéros de série des motrices s’étendent jusqu’à 20800 et des brouettes (20888 d’après Wikipédia, pour 194 trains).

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Même à travers les carreaux ça fait vide et triste.

J’ai parlé des fenêtres et éclairages intérieurs différents selon les trains. Il existe au moins un autre détail qui n’est pas identique sur toutes les 20500 : certaines ont un troisième phare, placé au dessus du pare-brise.

Je n’ai pas (encore ^^) assez de données pour savoir à partir de quelle motrice les fenêtres ont changés et le troisième phare est apparu.

 

Z20900

Ah ! La classe américaine. Les 20900 : le haut de gamme. Les trains livrés au début des années 2000, pour mon plus grand bonheur.

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Les premières 20900 fabriquées arrivent en livrée Île-de-France traditionnelle…

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…et les dernières en livrée Transilien.

L’intérieur des rames est saumon et blanc, un blanc agréable qui ressort blanc cassé grâce à l’éclairage des néons chauds.

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« la classe à Champs-de-Mars »

À une époque où la première classe n’existait plus, il a été décidé que ces rames seraient entièrement équipées en carrés de 4 sièges avec accoudoirs.

Des sièges rouges épais, très, trèèès confortables.

Les vitres sont teintées.

Des grilles sous les fenêtres, semblables à celles des TGV, soufflent… de l’air frais ! Ces rames sont réfrigérées !!!

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De l’air fraiiiiiis !!! « le style à la Norville »

Le buzzer strident annonçant la fermeture des portes a été remplacé par un « tri-li-li » discret des plus agréables, souvent intelligemment inaudible depuis les places assises.

Les fenêtres non destinées à pouvoir s’ouvrir ne comportent plus de barre horizontale brisant la perspective juste au niveau du regard : à la place un immense et unique carreau de verre offre une vue que je qualifierais de panoramique sur l’extérieur.

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Vue panoramique sur Versailles, la tour Eiffel où même la riante vallée de l’Orge. Très agréable.

Il est possible de circuler entre les 2 voitures centrales, comme dans le TGV et les métros récents (ça reste impossible dans les motrices à cause des armoires électriques qu’elles contiennent à leurs extrémités et qui deviendraient accessibles aux usagers).

Pour être parfaitement exact, toutes les rames ne bénéficient pas de toutes ces améliorations :

Les grandes vitres panoramiques ne sont apparus qu’à la 15è rame fabriquée (les précédentes ont une barre horizontale sur chaque fenêtre, comme les trains de générations précédentes) et certaines ont encore le buzzer à l’ancienne, mais j’ignore lesquelles (il faut que je reprenne l’enquête ^^).

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Même de l’extérieur elles ont la classe. Hélas les 14 premiers exemplaires n’ont pas ces grandes fenêtres, rendant difficile leur identification avant de monter : ça serait pratique de pouvoir choisir la rame climatisée dans les trains longs. D’où l’article à venir sur « comment reconnaitre une Z20900 et profiter de la réfrigération durant l’été » (titre provisoire, je le trouve un peu court). [mise à jour : disponible, à lire ici]

Extérieurement, la majorité des 20900 reprennent la livrée historique Île-de-France. Toutefois la SNCF a changé de livrée en court de fabrication. Du coup les 14 derniers exemplaires de 20900 arborent cette nouvelle livrée dite « Transilien » : les trains sont entièrement bleus, même de face, avec une grosse feuille verte (logo du Transilien) sur le côté de la cabine, une bande blanche sur toute la longueur du train, et un macaron coloré (rouge, vert, bleu ou orange, ça dépend) au niveau des portes.

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À l’arrière, une Z20900 livrée Transilien, à l’avant, la même en livrée IDF. D’ici, on les reconnait uniquement à leurs grandes fenêtres.
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Les nouvelles livrées
(ou « oh chouette, un train neuf »)

Les trains vieillissent, et tous les 30 ans environ, il est bien vu de changer les sièges et de refaire la déco. Accessoirement on en profitera pour ajouter quelques améliorations techniques.

Deux trains Z8600 ou Z8800, l’un en livrée traditionnelle, l’autre en Transilien.

Deux trains Z5600 ou Z8800, l’un en livrée traditionnelle, l’autre rénové en « Transilien ».

De façon un peu surprenante, les 5600, 8800 et 20500 de la ligne C ne sont pas rénovées dans l’ordre mais un peu toutes en même temps. Ce qui n’est pas pour me déplaire puisque j’aime bien les premières en Skaï et déteste le 20500 inconfortables et laides.

Deux trains Z8600 ou Z8800, l’un en livrée traditionnelle, l’autre en livrée « 30 ans ».

Deux trains Z5600 ou Z8800, l’un en livrée traditionnelle, l’autre rénové en Carmillon.

La rénovation consiste principalement en un changement des sièges et des revêtements des sols, murs et plafonds des rames. La livrée extérieure est aussi mise au goût du jour. De plus, les rames reçoivent à cette occasion des caméras de vidéo-surveillance et le système d’information voyageur embarqué (« SIVE ») : les écrans à LED oranges qui indiquent le nom de gares et la voix de Simone qui les annonce dans les enceintes. Enfin sauf pour quelques rames, les toutes premières rénovées, qui le sont sans les caméras et sans le SIVE : elles sont rares, mais elles existent. C’est con.

Ces changements de couleurs et de matériaux font penser à beaucoup de clients que ce sont des trains neufs. Ce qui leur apporte de nouvelles raisons de râler, et notamment de se plaindre que ces trains neufs n’aient pas la clim’ alors que ceux livrés il y a 15 ans (les 20900) l’ont, zut alors 🙂

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Livrée Carmillon et livrée Transilien.

 

La livrée Transilien

La plus répandue. Extérieurement les trains sont presque entièrement bleus, avec sur le coté le logo Transilien au niveau de la cabine puis une bande blanche sur toute la longueur. Des macarons bleus, rouges, verts ou oranges colorent les portes.

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À l’intérieur, après l’arrivée des Z20900 saumon d’une très grande classe, on aurait pu espérer continuer dans quelque chose d’aussi classe et distingué. Raté. Les murs sont bleus et blanc cassé, les rampes d’escaliers jaune vif. Les fauteuils sont eux aussi en grande partie bleus, avec le haut du dossier d’une couleur aléatoire (ou au placement savamment étudié, qui sait) reprise parmi celles des macarons extérieurs.

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Le plafond est parsemé de fins contours de feuilles à l’étage seulement et l’éclairage, gris, est accompagné, sur un seul côté du wagon, d’une ligne verte. C’est loin d’être laid, mais on ne peut pas dire que ce soit « beau ». Le plafond, à l’étage, s’en sort très bien, le reste semble un peu maquillé comme une voiture volée.

Les sièges ne sont pas inconfortables, mais pas géniaux non-plus, ils font leur job, sans plus. Après les fantastiques sièges des 20900, c’est un petit peu dommage. Mais il suffit de repenser aux sièges d’origine des 20500 et tout d’un coup tout devient relatif.

La livrée Carmillon

La livrée actuelle. Depuis fin 2012 les trains sélectionnés pour le rafraichissement tri-décénaire (je m’en fiche que ça ne se dise pas) sont rénovés de la sorte.

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Comme sur le RER B et le métro, le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) a décidé de monter au créneau et d’être visible, d’exister aux yeux des usagers (hum… clients ?). Un geste clairement politique qui impose une harmonisation des livrées extérieures sur toutes les lignes de la région (mais une fragmentation accrue sur la ligne C, ô ironie).

 

Le train est principalement blanc, avec 2 grandes bandes sur le côté : une gris sombre au niveau du rez-de-chaussée et une gris clair (le STIF dit « vif argent ») au niveau de l’étage, arborant une ligne d’où s’échappent des feuilles et des humains et à l’extrémité le logo du STIF : c’est la fameuse marque de fabrique que l’on commence à retrouver partout, sur les RER, les trams et les métros (les toutes nouvelles rames de la ligne 14 par exemple).
Les portes prennent le dégradé rouge/rose du désormais célèbre « carmillon »  SNCF.
La face avant est noire, seul le contour de la cabine est lui aussi carmillon.

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À l’intérieur c’est le blanc qui domine, mais entièrement recouvert de motifs gris reprenants des éléments touristiques significatifs de la région. On retrouve notamment des références à Louis XIV (un soleil…) au mur et au plafond.

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Les sièges reprennent la forme et les matières de la livrée Transilien, mais arborent des rayures horizontales aléatoires très agréables. La partie supérieure est, comme en Transilien, d’une couleur « aléatoire ou au placement savamment étudié qui sait » : gris, rose foncé, ou vert.

Le résultat est très agréable, un peu pâlot bien sûr quand on lève les yeux, mais les sièges compensent et je ne peux pas à la fois critiquer la livrée Transilien pour son exubérance et celle-ci pour sa retenue (ou alors, éventuellement, en arguant que la livrée saumon des 20900 est juste parfaite 😉 )

 

Parenthèse comparative

Pour être sûr que vous suiviez bien. Prenons le temps d’observer quelques détails des Z20500, dans leurs trois livrées. Et comme ces rames existent en plusieurs déclinaisons, voici l’occasion de vous l’illustrer : les fenêtres et éclairages sont très différents sur les deux lignes, pourtant il s’agit toujours de 20500. Mais un peu différentes.

 

Le pelliculage violet pour les 70 ans de la SNCF

Quelque part entre 2007 et 2012 une rame a reçu un habillage extérieur unique : entièrement violet, il évoquait l’aspect touristique de la ligne C par du texte et une ligne courait le long du train, parsemée de dessins des monuments desservis par la ligne, tel le château de Versailles (bien sûr), le musée d’Orsay ou la tour Eiffel.

Rame des 70 ans, photographiée pour le site metro-pole.net en décembre 2007 selon le nom du fichier.

Rame des 70 ans, photographiée pour le site metro-pole.net, en décembre 2007 selon le nom du fichier.

Je ne vois pas le rapport entre les 70 ans de la SNCF et cette promotion centrée sur le RER C, quoi qu’il en soit cette rame était unique et ne circulait pas sur ma branche, mais je la voyais très souvent arrêtée à Juvisy. Mais ça n’a pas duré longtemps : on me dit qu’elle est restée comme ça un an à peine puis a été choisi pour recevoir la nouvelle livrée Carmillon. Étrange. Elle aurait donc été pelliculée en 2012. Pour les 70 ans de la SNCF en 2008… D’autres photos dateraient bien de 2007. Et le pire : selon les photos la déco n’est pas la même ! Parfois verbeux avec des dessins assez abstraits, parfois plus léger avec les fameux monuments bien spécifiques à la ligne C. Bon il y a encore des choses à éclaircir sur cette opération spéciale très spéciale.

Le même train, filmé par billy69150 sur Youtube : les inscriptions sur le côté ont disparu, les dessins ont changé.

Le même train, filmé par billy69150 sur Youtube, probablement fin 2012 ou début 2013 : les inscriptions sur le côté ont disparu, les dessins ont changé.

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En fait les textes ont laissé place aux dessins des monuments de plus petite taille, et la ligne verte a été ajoutée. Le pelliculage a dû être refait et modifié. Seul la face du train est identique. (capture billy69150 sur Youtube)

Le pelliculage intérieur « château de Versailles »

Celle-ci a fait beaucoup parler d’elle. 5 trains (des 5600) ont été redécorés aux couleurs du château de Versailles en 2012.

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Photo : SNCF, Christophe Recoura

Les murs et les plafonds ont été pelliculés aux couleurs du château, le tout financé (au moins partiellement je n’ai plus les chiffres) par le château comme une campagne de publicité. Les sièges n’ont pas changé, tant mieux le Skaï se prête parfaitement à cette déco.

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Photo : SNCF, Christophe Recoura

L’extérieur non-plus, il est donc impossible de les reconnaitre de l’extérieur. Sachez juste qu’elles sont le plus souvent possible assignées aux trains allant jusqu’au château de Versailles, ça tombe sous le sens. Ce sont les trains VICK.

Tous les wagons ne se ressemblent pas, leurs deux étages non-plus et s’installer sous les peintures, ou au milieu de la galerie des glaces, voir au 1er sous un ciel de jardin est vraiment kiffant.

lalala

Photo : SNCF, Christophe Recoura

Espérons qu’elles restent dans cet état le plus longtemps possible. Après tout, les autres 5600 et 8800 étant lentement mais sûrement démantelées pour être entièrement refaites, on pourrait tout à fait imaginer que leurs sièges et accessoires soient stockés pour servir de pièces détachées à ces 5 trains exceptionnels. J’en rêve.

Fin de la partie 1. Retrouvez la suite ici : « Reconnaître un train climatisé sur le RER C ».

10 commentaires

  • Va falloir qu’on parle couleurs, parce que tes sièges « saumon » je ne les vois pas couleur saumon.
    Et ta définition du carmillon (dégradé rouge vers rose) me fait hérisser les cheveux.

    Sinon je suis très impressionnée par la précision de tes propos. Répertoriés comme ça, les trains du sud de la ligne C sont passionnants.

    • Ce ne sont pas les sièges qui sont saumon, mais les murs au niveau des plateformes. Mais c’est vrai qu’on en voit très peu sur mes photos. Il faut regarder la photo montrant toute la longueur de la voiture et s’intéresser au mur de chaque côté de l’escalier, tout au fond. Je me suis demandé comment nommer cette couleur, mais je dirais saumon.

      J’ai une photo où on vois bien la plateforme, la seule d’ailleurs que j’ai préparé et mis sur le serveur mais pas utilisé (vous avez dit hasard ?). Donc là, le mur à l’intérieur est « saumon » : http://www.visionarium.fr/?attachment_id=2832

      Je suis d’accord pour dire que les sièges sont rouges, il n’y a pas de problème 😉

      Ensuite pour le carmillon. Je ne voudrais pas avoir l’air de me défausser sur les autres, même si ça me donnerait subitement des allures de chef que l’on respecte (de gré ou de force), mais… c’est la SNCF qui l’appelle comme ça, ce dégradé. Ça avait un peu fait parler à sa présentation dans le nouveau logo de l’entreprise, mais ce logo était tellement moche de toutes parts que le mot « carmillon » en particulier a été finalement assez épargné.

  • Détail dont tu ne parle pas , l’impossibilité de poser normalement ses deux pieds par terre coté fenêtre a cause du rebord prenant le tiers de la largeur du siège sur certaines rames.

    • Ah ah, c’est bien vrai !
      Le rebord c’est la ventilation je crois (les grilles étant sous les sièges et le résultat pas du tout convainquant à mon goût).

      Et je pense que ça pose problème dans toutes les rames sauf les 20900 : les grilles de réfrigération, qui montent jusqu’aux fenêtres, m’y semblent légèrement moins épaisses (c’est peut-être juste une impression) et surtout, comme il y a moins de sièges en largeur, ils sont plus espacés des bords : on a l’épaisseur du conduit de réfrigération, puis l’épaisseur de l’accoudoir, et enfin seulement l’assise.

      Un peu de la même manière, les grands sont mal assis côté fenêtre à l’étage des 20500 : le toit est très courbé et les sièges (surtout les vieux noirs je crois) collés contre les vitres. Du coup j’ai l’épaule qui bute et je ne sais pas comment me poser.
      Les 5600/8800 me semblent avoir une courbure plus douce (ça se voit nettement sur les fenêtres). Mais j’évite autant que possible de monter à l’étage dans les trains sans réfrigération : la chaleur monte donc il fait meilleur en bas.
      Quant aux 20900, encore une fois entre la clim et l’accoudoir, nous sommes assez éloignés de la fenêtre pour que l’arrondi vers le plafond ne soit pas un problème.

    • Et un autre truc impossible à faire avec ses pieds quand on est à ces places : poser ses pieds sur le repose-pieds dans les voitures équipées (les rénovées). Puisque, à cause de ce record, il n’y a pas de repose-pieds à ces places.

      Malheureusement ça reste les meilleures places pour capter la DATA sur son téléphone XD

  • merci pour tout ce travail , il va me servir a faire les intérieur de mes modèles réduit
    cdlt François

  • Très bon résumé, la lecture est agréable, je savais déjà des choses sur la ligne C, mais je me demandais pourquoi le décor pour les 70 ans de la SNCF avait disparut.
    Sinon merci beaucoup et continue comme ça !
    🙂

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