La Chute de la Maison-Blanche

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Avertissement : ce texte contient quand-même pas mal de spoilers.
Allez voir le film, parce que c’est rigolo, et revenez qu’on rigole ensemble.

Résumé : Mike est un agent des services secrets américains assumant la sécurité personnelle de POTUS. Trop fort, trop gentil, trop copain avec le fils super cool du Président des États-Unis d’Amérique (aux faux-air de Harrison Ford), bref, trop trop bien. Mais durant un dramatique mais ridicule accident de voiture le soir de Noël, Mike se retrouve incapable de sauver la femme de l’homme le plus puissant du Monde Libre, et mère du fils trop cool certainement passionné par les films de Jean-Claude Van Damme.
Muté au service Compta, Mike ne rêve que d’une chose, revenir à la Maison Blanche, parce que c’est toute sa vie, sa seule façon d’exister : protéger l’homme le plus puissant du Monde Libre d’une dangereuse attaque terroriste. Ou d’une plaque de verglas, mais ça lui réussi moins, pas assez high level pour lui. Seulement, comment le Président des États-Unis d’Amérique pourrait-il se reconstruire après la perte de sa femme, aux côtés du chef de la sécurité qui n’a pas réussi à arracher avec les dents la porte bloquée d’une voiture en équilibre instable ? Ça sera donc la Compta, mais dans un bâtiment en plein cœur de Washington, à une rue de la Maison-Blanche et dans un bureau avec vue sur la présidentielle résidence, parce que derrière ses airs compatissants sa responsable doit être une sacrée vicelarde.

 

La Maison-Blanche, photo par moi-même cet été.

La Maison-Blanche, photo par moi-même cet été.

Notez l’absence de la dizaine d’agents des services secrets qui pique-niquent sur la pelouse dans le film. Même pas un maitre-chien.

Et là, le film commence. Survient l’impensable, ce que Mike attendait depuis sa naissance : d’affreux terroristes non identifiés réussissent à foutre un bordel monstre en plein cœur de Washington. Diantre ! La Maison-Blanche est assaillie, ça pète de partout, et Mike assiste à la scène depuis la fenêtre de son bureau ! Ni une ni deux, il descend, s’arrête dans une cabine téléphonique et se change en Chuck Nurris.

Vous l’aurez deviné, j’ai trouvé le film très con mais très bon.
L’assaut de la Maison-Blanche commence avec un énorme avion militaire dont on se demande déjà comment il a rejoint les côtes américaines s’en attirer l’attention. Mais dès qu’il commence à se défendre devant les forces américaines, ça touche au génie : les pilotes totalement stoïques, masqués sous leurs casques à visière teintée, se contentent de presser un bouton et des mitraillettes surgissent de toute part pour automatiquement abattre les avions de chasse américains. Je me croyais dans l’introduction de  Transformers, quand l’hélicoptère attaque la base dans le désert. C’est jouissif et et ça dure longtemps, l’avion fait plusieurs tours au dessus de la ville, ne cessant de frôler le Washington Monument (mais tu vas te le prendre dans la gueule ou pas ???!!!) et démontrant sa force de frappe quand le bouton magique ordonne aux mitrailleuses de viser méticuleusement les touristes et les militaires.

Il se trouve que j’avais dans la salle un enfant un peu  bizarre, qui a parlé à haute voix pendant tout le film. J’ai commencé par le détester, mais à ce moment du film il a trouvé grâce à mes yeux en sortant cette réflexion d’une implacable évidence : « en fait c’est des aliens« . On a bien plus l’impression ici de voir le commencement de l’éradication de l’espèce humaine par d’insensibles extraterrestres pilotant par la pensée un vaisseau aux rayons de la mort inarrêtables préfigurant une invasion planétaire par des milliers de ses semblables, qu’autre chose. Puissant comme Independance Day, drôle comme Mars Attacks!.

La K2000 à hélice. Le Tonnerre Mécanique des air. Le Transformers made in Koera.

La K2000 à hélice. Le Tonnerre Mécanique des air. Le Transformers made in Korea.

 

Mike court partout sur le trottoir devant la Maison Blanche, abat des terroristes. Plan sur un terroriste isolé armé d’un fusil à lunettes, plan sur Mike qui m’a semblé se retrouver soudainement dans le parc de l’autre côté de la rue (oui j’étais pile au même endroit cet été, j’ai vu la Maison Blanche et des écureuils par dizaines, c’était génial, peut-on revenir au sujet maintenant ? Merci) et se la joue sniper également avec son petit pistolet. Headshot. Je rigole. En fait j’ai rigolé à quasiment chaque mort.

L’assaut passé le film redevient quand-même un petit peu plus sérieux, sur le plan de l’action tout de même. Les situations restent assez WTF mais le héros solitaire flingue, se cache, communique par talkie avec le méchant et par téléphone avec les autorités, … et le sang gicle à flots. Impossible de ne pas penser à Piège de Cristal. Derrière son masque de Chuck Norris, Mike cache un petit cœur de Bruce Willis. La Chute de la Maison-Blanche n’est pas assez sérieux dans ses situations et intelligent dans son scénario pour atteindre le standard d’un John McTiernan, mais c’est toujours mieux que Die Hard 5 (que je n’ai pas vu, mais ça ne m’empêchera pas de le critiquer, trop de mes connaissances ne sont plus les mêmes depuis qu’ils ont essayé).

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Le film se déroule sans temps morts, Mike menace le méchant par radio, « si je te trouve j’te fais couiner le nez et te fou ton calbar sur la tête« , après Bruce Willis, l’occasion d’imaginer Liam Neeson à la place de Gerard Butler, Mike tombe de trois étages en traversant le plancher, Mike saigne, Mike impose sa loi à Morgan Freeman (on raconte que Butler est blacklisté à Hollywood après cet affront), et le fin du fin, j’ai explosé de rire, Mike arrête un compte-à-rebours à 3 secondes de la fin.

Mélangez Air Force One, Piège de Crystal, Taken et un zeste de GI Joe, secouez bien. Le cocktail n’est pas mauvais. La Chute de la Maison-Blanche n’est pas le film du siècle, mais ajuste correctement les doses d’action et de n’importe quoi.

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