Kick-Ass 2 : yet another teen movie

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En 2010 sortait Kick-Ass, un film sur l’univers des super-héros et de leurs fans, un film que j’ai énormément aimé, un film qui a surpris beaucoup de monde. Kick-Ass aurait pu se contenter de montrer des adolescents jouer les super-héros en pyjamas et prendre des coups, mais le film offrait bien plus, tant par l’étonnant personnage de Hit Girl, plus jeune et à la fois plus violent personnage du film, que par son histoire plus dramatique que ce qu’on attendait.
2013, Kick-Ass 2 arrive, mais le réalisateur et sa scénariste ne sont plus aux commandes, cédant la place à un certain Jeff Wadlow.

Et là, c’est le drame

Kick-Ass reprend trois ans après le précédent opus. Et tout de suite le film ne sonne pas très juste. Dave / Kick-Ass est une chochotte qui semble avoir tout oublié de sa période vengeur et n’est plus du tout insensible à la douleur. Mindy / Hit-Girl a aussi abandonné la partie. Après cette déstabilisante présentation nous retrouvons Chris d’Amico, fils du méchant du premier opus et là le supplice commence : une mort façon Destination Finale 3 sensée être drôle, des gags à base de godemichets et tout un univers qui se met en place autour du sado-masochisme. Le nom de méchant de Chris d’Amico est tout trouvé, ce sera The Motherfucker. Voilà voilà, ils ont été le chercher loin celui-là.

Le minimum syndical

Il y a tout de même un peu de Kick-Ass dans cette suite. La violence est toujours présente, ni plus ni moins qu’avant, mais trop copiée/collée du premier épisode. Voir Hit-Girl couper une main est toujours aussi dégueulasse, mais c’est du déjà vu. Petite mention quand-même pour le type qui passe sous une voiture, image particulièrement marquante.

Par contre je ne peux même pas dire qu’on retrouve les personnages, tant ils sont plats et idiots dans cette suite. Hit-Girl est inactive pendant une longue partie du film, coincée dans le rôle de l’élève modèle et le scénariste/réalisateur profane notre idole en la mêlant à des scènes scatologiques que même les teen-movies n’oseraient plus en 2013 !

Oui mais il y a Jim Carrey ? Euh… non. Jim est totalement sous exploité, son rôle se résume à ce qu’on voit dans la bande-annonce et – spoiler qui vous évitera peut-être une déception de plus – il meurt trop tôt. Encore une monstrueuse frustration pendant cette projection, puisque j’attendais qu’enfin son personnage ne prenne de l’épaisseur… et bim. Finito. A pu. Quand Carey a écrit sur Twitter qu’il trouvait le film trop violent, il voulait peut-être simplement dire que son personnage était assassiné trop tôt.

Original Score vs. Soundtrack

Bon, Kick-Ass c’était aussi une BO géniale. Ça ce n’est pas trop compliqué à reproduire ? Et bien visiblement, si. Le précédent Kick-Ass enchainait les tubes au point que la chouette bande originale composée pour le film passait à l’arrière-plan. Kick-Ass 2 ne fait pas dans la dentelle – une fois n’est pas coutume – et nous rabâche le thème principal en boucle à maintes et maintes reprises. Bien fort pour montrer combien nos héros sont valeureux. Les chansons existantes sont insérées de manière mécanique sur les scènes d’action, et peinent à convaincre. Il y a bien une très sympathique reprise de Korobeiniki au milieu du film, mais un seul morceau mémorable ne peut bien entendu pas suffire.

Donc c’est de la merde ?

En quelque sorte, mais vu qu’on en voit durant le film, dire ça serait un compliment.
Kick-Ass 2 est à prendre comme G.I. Joe 2, qui n’avait plus rien à voir avec le premier ; sauf que Conspiration était bon, alors que Kick-Ass 2 reste très moyen.
Il n’est pas mauvais en soit. Vu comme un teen-movie vulgaire, il est dans la moyenne. Une bonne image violente, un bon gag (à base de t-shirt, pas mal de critiques l’ont spoilé, moi je ne le souhaite pas), une bonne chanson. Aller, disons une bonne baston finale, mais c’est bien parce qu’on l’attendait depuis le début.

Et ce n’est pas faute de l’avoir vu dans de bonnes conditions. Au Rex en VO (déjà c’est une chance en soit), en Grand large (mon premier !), au 4ème rang presque au centre, invité par Universal, dans une ambiance très chaleureuse de fans survoltés et déguisés, avec un porte-clé en souvenir, … le genre de conditions où il est difficile de ne pas apprécier une projection 😉
Et pourtant ça n’a rien changé. Grosse déception est grosse.

 

Kick-Ass 2, 2/5 étoiles chez Vodkaster.

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