Ces super films de 2014 que je n’ai pas aimé à leur juste valeur

Fin décembre fleurissaient sur la toile les top 5 ou top 10 de nombreux cinéphiles. Top que d’ailleurs je n’ai pas fait, ne sachant pas si j’allai encore être surpris avant le 31 décembre minuit (par Whiplash par exemple), par manque de temps, et par manque de motivation (j’ai claqué mon disque dur le 24 décembre : ça dégoûte quelques jours). Aussi parce que j’y ai bien réfléchi, et un top, je n’en suis pas capable : si je faisais un top 10, ces films seraient tous 1er ex-aequo. D’ailleurs l’idée n’est pas si mauvaise et je le ferai peut-être dans les jours qui viennent.

Par contre j’ai lu les classements des autres. Et forcément je ne suis pas toujours d’accord. Comme chaque année, comme tout le monde, j’ai été voir des films qu’on me promettait géniaux, mais qui m’ont déçu. Certains m’ont juste laissé sur ma faim, d’autres m’ont carrément fatigué. C’est de ces films auxquels j’étais sensé adhérer que j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Parce que c’est plus amusant. Parce que également je n’ai pas pris le temps d’écrire des critiques complètes sur eux, ça sera l’occasion de résumer ma pensée à leur sujet. Par la présente, j’ai aussi un peu l’impression de me confesser. Alors mon Père, partons à la découverte de cette liste de… oh ben, 10 films, tient. Le Hasard.

American Bluff (American Hustle)

Christian Bale;Amy Adams

[beurk] Que n’a-t-on pas entendu : fantastique film à l’ancienne, une arnaque bien ficelée pleine de surprises… Mouais. Je me suis ennuyé de bout en bout. La photo jaunâtre était répugnante tout comme le personnage barbu de Christian Bale. L’intrigue est tristement spoilée par le buzz autour du film : quand on entre dans la salle un immense néon « attention, twist surprise dans la dernière partie » est déjà allumé dans notre tête.
J’aurai pu espérer prendre mon pied, façon Tarantino ou au moins Ocean Eleven. Raté. J’ai attendu tout le long que ça décolle.

La Grande aventure Lego (The Lego Movie)

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[oui mais] Lui est le premier de la catégorie « je ne sais pas trop quoi en penser » : même les gens l’ayant encensé à sa sortie ont majoritairement (sur ma timeline Twitter en tous cas) fini par trouver qu’il perdait de son efficacité au fil des rediffusions. Je ne l’ai vu qu’une fois, mais dans des conditions un poil relous (l’image et le son freezaient régulièrement, merci Mk2), quoi qu’il en soit j’ai eu du mal à entrer dedans. Je n’arrive pas à dire ce qu’il manque à Lego Movie, mais pour moi il manque un truc. J’aime les Lego, mais… même le pilote et ses « Spaceship ! Shaceship ! » ne me fait pas rire. Peut-être parce que je l’ai vu en VF. Version française imposée et projection défaillante, suis-je passé à côté ?

The Grand Budapest Hotel

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[oui mais] J’adore Wes Anderson. Je l’ai pourtant découvert sur le tard à la sortie de Moonrise Kingdom (2012), mais je me suis vite rattrapé (merci la rétro au Grand Action à Paris). Mais ce Grand Budapest Hotel m’a laissé sur ma faim. « Tout est dans la bande-annonce », peut-on lire dans je ne sais plus quelle rétro 2014 sur internet : je n’irai bien sûr pas jusque là, mais le film ne m’a pas comblé autant qu’il l’aurait dû. Certes il y a cette histoire à base de nazis locaux, les ZZ, mais je me demande quand-même si ce n’est pas le Wes Anderson de trop : trop de rôles pour trop de stars qui ne font qu’une brève apparition au final ; trop de… je ne sais pas… en fait, peut-être que la BA en montre trop, effectivement. Le fond, la forme, tout y est.
Il faudra vraiment que je le revois. Parce que je l’ai aimé, n’allez pas croire. Juste que je n’en suis pas ressorti avec le souvenir mémorable auquel je pense avoir droit de la part d’un Wes Anderson.

Her

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[beurk] Bon alors là, foutage de gueule complet. Le message est bon, il ne faut pas s’attacher à une image, aimer une projection, il faut vivre, physiquement, ça me parle particulièrement, mais il est compris au bout d’un quart d’heure et ensuite ça n’évolue pas. On nous bassine la même morale pendant… mon dieu, deux heures.

Edge of Tomorrow

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[oui mais] Il est bien. Il est très divertissant, parfois amusant, je ne dis pas. Mais ce n’était pas non-plus une claque ou ce genre de surprises. Il n’est pas surprenant : Edge of Tomorrow offre exactement ce qu’il promettait. C’est surement ça qui m’empêche de crier au génie.

Gone Girl

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[oui mais] Po po po po po, je vais me faire tuer (Lucie je te vois fulminer). Je… J’ai trouvé Gone Girl un peu trop léger. Je n’ai pas trouvé ça si génial, je n’y ai vu qu’une classique histoire de vengeance. Mais j’ai peut-être une excuse : j’ai essayé de l’éviter, mais je me suis fait spoiler. Salement. Bêtement. Par une réponse à un tweet que je n’aurai jamais du ouvrir de la sorte. C’est donc un petit peu de ma faute. Mais voilà c’était fait. Twitter m’a spoilé le milieu du film, me gâchant donc tout ce qu’il y a avant et un peu tout ce qu’il y a après par la même occasion. Mon regard sur les personnages était biaisé. N’en parlons plus, il y aura d’autres Fincher pour me consoler. Ou bien je peux revoir Zodiac, c’était super bien Zodiac.

Lucy

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Nan je déconne.

Quand vient la nuit (The Drop)

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[beurk] Euh… On nous vend un « barman solitaire » dans un bar glauque où la mafia blanchi son argent. Tout ce qu’on a c’est un barman amoureux prêt à tuer pour sauver le petit chien de sa copine. Si si.

Night Call (Nightcrawller)

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[beurk] Il n’y a aucune tension (un mec qui arrive après les accidents de la route pour les filmer ?), Jake Gyllenhaal n’a que deux expressions faciales (psychopathe transparent ou psychopathe pas content), que dire de plus ? Il fait nuit et les lumières électriques scintillent sur la toile du cinéma, wahou, ça met l’ambiance, c’est trop cool. Non sérieusement, j’ai trouvé deux scènes dans les studios de télé particulièrement intéressantes, réalistes, désabusées sur le métier, mais ça ne fait pas un film sur la longueur et Gyllenhaal qui roule à la recherche d’accidents de la route, euh, pfff, franchement, ça devient vite lassant. Quand enfin une scène décolle un peu, c’est le climax et du coup ensuite il n’y a plus que le générique de fin. Dommage.

Paddington

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[beurk] Tout le monde l’a trouvé mignon. Moi j’ai trouvé ça raté. La réalisation mole semble dictée par la technique, comme si chaque plan avec l’ours de synthèse utilisait une vielle et poussive caméra robotisée sortie des placards des premiers Star Wars. Nicole Kdman et son personnage de méchante ne fonctionnent pas du tout, ni l’un, ni l’autre. La musique manque cruellement de personnalité également ; l’image est trop propre, trop numérique et malgré la prestation réussie de Guillaume Gallienne la VF est beaucoup trop lisse. Ah quelle horreur, ce téléfilm de luxe !

 

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