Non-Stop, de Jaume Collet-Serra

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Une bande-annonce, Liam Neeson dans un avion et une menace terroriste. J’étais ferré. J’aime les huis clos aériens. Même si ils s’annoncent pourris, je veux les voir. Même si ils s’avèrent ridicules, j’y prend un certain plaisir. Films ou téléfilms, policiers, catastrophes ou comédies, je prend tout ! De la série des Y’a-t-il un pilote dans l’avion à cet obscure téléfilm de ma jeunesse où une déchirure dans le plafond relevée par un enfant avant le décollage mais ignoré par l’hôtesse transformera l’avion en radeau volant au beau milieu du voyage, en passant par Red Eye ou un épisode de la décevante série John Doe, j’en redemande.

Ne perdons plus de temps : Non-Stop est très fun. Agent de la sûreté aérienne américaine (la fameuse TSA qui possède la clé de votre bagage), assure son service à bord d’un vol transatlantique quand un mystérieux maître chanteur le contacte depuis l’intérieur de l’avion et exige une rançon. Si on ne lui remet pas une rançon, une personne à bord serra assassinée toutes les 20 minutes.

Liam Neeson n’est pas content.
Photo : bande-annonce du film.

Non-Stop respecte les poncifs du genre et l’avion regorge donc de passagers stéréotypés. La jeune blonde nymphomane, l’angoissée, l’arabe de service post 11 septembre, le petit groupe de passagers pensant devoir se rebeller, l’informaticien ; et bien sur la petite fille voyageant seule. Ne manque sans doute que la bonne sœur. On prend plaisir à suivre Liam Neeson dans son enquête. Si on est bien ici en présence d’une série B, auxquelles l’acteur est habitué depuis quelques années, et que le scénario pourra paraître trop naïf par moment, faisant avancer Neeson avec pas mal de chance dans un avion pas toujours très réaliste, on reste à des années-lumière des gros sabots d’un Taken. La mise en scène n’exploite pas toujours habillement les SMS incrustés à l’écran, devenant vite pesants dans la première partie du film, mais sachant finalement trouver leur place. Derrière ces petits trous d’air (désolé) le dénouement reste parfaitement préservé et c’est bien le plus important.
Ainsi après cette longue partie de cache-cache entre la classe affaire et la classe éco, déjà satisfaisante, le climax se permet de lâcher le kraken et c’est de toute beauté : le scénario surprend, l’action s’envole et on frôle le film catastrophe. Les quelques doutes s’évanouissent, le film est plaisant et surprenant.

 

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Lupita Nyong’o, héroïne de 12 Years a Slave, dans un petit rôle d’hôtesse qu’on ne voit quasiment que de dos dans « Non-Stop ». Notez le très chouette uniforme du personnel féminin, qui sied également très bien à la ravissante Michelle Dockery (Downtown Abbey). 
Photo : Studio Canal

Non-Stop n’est pas parfait de bout en bout, mais en offrant un bon équilibre entre ses différentes origines que sont le huis clos aérien, la série B assumée et le film d’action réussi, il assure totalement sa promesse et sait surprendre son monde. Le meilleurs huis clos aérien depuis très longtemps, et un divertissement très plaisant.

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