Les Misérables (2012)

Visuel Cosette, Les Misérables

Contrairement à mes habitudes de laisser trainer et d’aller voir les films entre trois semaines et deux mois après leur sortie, j’ai vu les Misérables le mercredi de leur sortie. Ça ne plaira surement pas à tout le monde, mais moi j’ai passé un grand moment.

Je ne connaissais que très peu les Misérables, je n’ai pas lu le livre, je n’ai vu aucune adaptation en comédie musicale, ni en film, seulement les Miséroïdes des Inconnus (bon résumé au demeurant). Alors j’ai savouré. L’histoire, les décors, les voix c’est pas trop ça, mais les musiques, aaaah ! Ces chansons sont géniales ! Et puis j’ai découvert Samantha Barks en Éponine, une chanteuse, performer de musicals qui n’avait jamais fait de cinéma, et bon sang qu’elle est mignonne.

Éponine (Samantha Barks)

Éponine (Samantha Barks)

Oui c’est bizarrement cadré, quasi que des gros plans, mais ça n’en est pas déplaisant. Drôle de choix du réalisateur quand-même, mais qui finalement aide à entrer dans le film. Au milieu de ces décors de studios filmés serrés, point d’arrières-plans numériques, points de scènes tellement impressionnantes qu’elles ne sont plus crédibles. Il y en a bien sûr, mais la majeure partie du temps les cadrages resserrés font ressortir les décors de studios, et ce point de vu restreint rappelle fortement les films d’antan, quand les effets numériques n’étaient pas assez performants pour augmenter l’envergure d’un décor de bois. Je pense à tous ces films où l’on nous représentait, à tout hasard, New York par des rues aux immeubles de briques et aux plaques d’égout fumantes, sans qu’on ai besoin d’un point de fuite extrêmement lointain et d’un Empire State Building numérique incrusté. Cette époque où les héros pouvaient traverser toute la ville à l’aide d’une seule rue, simplement en changeant les enseignes sur les facades (ou pas, cf. Eyes Wild Shut)  De fait, qui dit décor de studios dit décor de théâtre, et ce choix est celui de nous plonger sur scène, mais une scène fantasmée où le décor serait à 360° et non-plus pensé pour être vu d’un seul point de vu, la salle, lointaine, ne révélant plus ses sacs de sable, ses moteurs et son  machiniste affalé sur le conducteur un casque sur la tête si on se penche un peu trop depuis le premier rang. Hooper ne signe pas la transposition bête et méchante d’une pièce de théâtre filmée, il crée une pièce de théâtre « augmenté », débarrassé des limitations  techniques d’une scène, mais en en gardant les codes plutôt que d’adopter ceux du cinéma.

Oui c’est entièrement chanté, mais la comédie musicale originale étant comme ça, il ne fallait rien changer. Et puis ça n’aurait plus été le musical, ça aurait été un film plus traditionnel. « Les Mis » dure 2h30 qui peuvent paraitre un poil longues, mais les changements d’époque arrivaient à point nommé pour renouveler mon intérêt.

Bref, si en regardant la bande-annonce vous ressentez quelque chose, tentez l’aventure, c’est la même chose en boucle pendant 2h30, y’a aucun temps mort, c’est vraiment que de la chanson avec de la musique en fond pendant 2h30 !
Si la BA vous met mal à l’aise, ce n’est pas la peine d’essayer à mon avis.

Mise à jour : La salle de cinéma peut beaucoup influencer le plaisir que l’on prend à regarder un film. j’avais découvert le film dans la plus belle salle de l’UGC Normandie. Je suis retourné le voir au Gaumont Marignan. Verdict : ça n’avait absolument rien à voir et j’ai redécouvert le film. J’en ai fait une note de blog que vous pouvez lire juste ici.

3 commentaires

  • Bonjour.

    C’est toujours un plaisir de lire quelqu’un qui ne connaissait pas cette comédie musicale et qui l’a apprecié. Je suis un fan des Miz depuis pas mal de temps. J’espère que ça vous a donné l’envie de la voir un jour à Londres ou ailleurs (de retour à Broadway en 2014)

    • Oh que oui. Et sans aucune appréhension sur la compréhension maintenant. J’ai revu le film ce week-end, j’ai plus profiter* des décors, des acteurs, j’étais habitué aux chansons, j’ai commencé à en retenir des refrains, … ça roule 🙂

      Si j’en ai l’occasion (et on va tout faire pour) je file à Londres un week-end dans les mois à venir pour voir ça sur scène !


      *Des musiques aussi, parce que la première salle avait un son réellement médiocre, je m’en suis rendu compte à la deuxième vision. J’ai bien envie de pondre un article sur la différence entre ces deux salles, tellement elle était grande.

      • Un nouvel adepcte des Miz est né ! Londres est l’endroit « historique » des Miz. La mise en scene et decors de Londre est la version historique depuis 1985 et qui n’a pas pris une ride. Depuis 2010 tout les nouveaux pays qui acceuillent les Misérables ont la nouvelle version (nouvelle mise en scene et nouveau décors. Elle a été inaugurée en 2010 lors d’une tournée pour le 25eme anniversaire en GB avec une escale à Paris ) y compris Broadway, Canada, Australie où les Misérables reviendront en 2014. Londres est la seule ville à conserver la version historique à voir. Vous avez donc 2 Misérables à voir !
        Un conseil sur des CD : le CD du concert du 10eme aniversaire, le CD de la tournée du 25eme anniversaire et peut être le CD de Broadway moins synthé que celui de Londres. Pour les DVD il y’en a 2 : les concert du 10 ème et 25ème anniversaire. Ma préférence va au 10eme pour son cast. Le 25eme est mieux pour la « mise en scene » et les arrangements.

        Ah et vous avez raison pour le son des salles, ça peut tout foutre en l’air

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